16 octobre 2009

Les fourmis - Le jour des fourmis – la révolution des fourmis (Bernard Werber)

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Né à Toulouse en 1961, Bernard Werber raconte sur son site Internet qu'il a écrit sa première nouvelle à l’âge de 7 ans. Trois ans plus tard, il en est déjà à sa quatrième nouvelle : «la chasse en brousse vue par le lion et... sa fin en carpette». C'est après le bac, en 1978, qu'il commence l'écriture de son premier roman, qui sortira 13 ans plus tard : «Les Fourmis». Il s'impose dès lors une discipline de

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d'écriture tous les matins.

Etudiant, Bernard Werber s'inscrit d'abord en droit, fréquente assidûment les tribunaux pour trouver des thèmes de polars, puis il entre à l'Institut de criminologie de Toulouse, où il apprend notamment comment analyser un cheveu ou une douille de revolver. Enfin, en 1982, il entre à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris.

Parallèlement à ses études, Bernard Weber lit beaucoup et découvre quelques auteurs qui le marqueront : "Asimov m'a montré l'intelligence dans la SF, Herbert la mystique, Dick... la folie", note t-il encore sur son site. C’est ainsi qu’il devient un auteur prolifique à l'imagination débordante, et qui n'a pas peur de confronter les genres (fantastique, philosophique, policier, scientifique…) ni d’aborder de nouveaux domaines (insectes, religion, psychanalyse, enquêtes policières, paléontologie...).  

 

Dans son livre, l’auteur aborde le sujet des fourmis parce que le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.

C’est ainsi que lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre au fil de ce qui va s’avérer être un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !

 

Construit sur le modèle de l'architecture de la cathédrale d'Amiens, le premier volume est comme un germe où tout est à peine évoqué, effleuré, sous entendu… pour poursuivre dans le deuxième tome en mettant les points sur les i sur tous les sous-entendus. Quant au troisième tome, il constitue un manuel pour la prochaine révolution, une révolution qui ne fera pas couler le sang mais qui devrait utiliser internet afin que les idées soient jugées sur leurs valeurs et non sur l'apparence ou le statut de celui qui les émet. Les Fourmis ont un système où les idées circulent de manière fluide comme sur internet.  

 

Bref, ce roman extrêmement prenant suit, en fait, une double trame puisqu’il présente un enchainement de faits, tant dans la société des hommes que dans celle des fourmis et ce, jusqu’à leur rencontre inévitable. Bien entendu, les fourmis n'ont pas 200 de QI et ne viendront pas nous envahir en nous dévorant de l'intérieur... Ce livre constitue une fiction ancrée dans la réalité, qui en devient donc plus prenante, plus intéressante puisqu'on peut presque croire tenir un ouvrage scientifique où tout serait vrai

 

De plus, cette série constitue un documentaire animalier écrit par un journaliste scientifique et consciencieusement documenté. Il nous initie ainsi à la vie laborieuse de ces milliards d'êtres qui vivent, comme les hommes, en sociétés minutieusement organisées. Réaction première (ethnocentrée, sûrement) à cette lecture : une sorte d’extase béate, naïve et coupable devant ces insectes qui ont une existence si courte et si difficile, que nous écrasons de nos pas irresponsables. Mais si Werber fait le pari romanesque de faire de la vierge 56e, du jeune mâle 327e et de la soldate

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e les trois protagonistes de cette odyssée souterraine, c'est aussi pour mieux démontrer que le véritable héros de son roman est une cité fédérée où l'individu n'a de sens que dans un collectif démultiplié en des dizaines de milliards de spécimens.  

 

 

Le site de l’auteur : www.bernardwerber.com

Posté par pticalou à 18:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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